Perdre un peu d’assurance en marchant n’est pas rare après 60 ans. De nombreux facteurs peuvent expliquer une sensation de déséquilibre :
Repérer ces fragilités, c’est déjà se donner plus de maîtrise pour anticiper – non pour s’en inquiéter, mais pour agir plus efficacement.
Un détour important : la peur de tomber, même sans chute récente, peut suffire à modifier inconsciemment la façon de se déplacer. Cette « peur de la peur » influence nos habitudes et peut conduire à éviter les sorties, ce qui, paradoxalement, augmente la fragilité (source : Santé Publique France).
La sécurité commence avant même d’enfiler ses chaussures. Préparer son trajet, c’est déjà se prémunir contre l’imprévu.
Des aides simples peuvent transformer le sentiment d’insécurité. Encore faut-il oser les utiliser – ils ne sont pas stigmatisants, mais des leviers d’autonomie !
Sortir, ce n’est pas seulement “ne pas tomber”. Il s’agit de retrouver confiance en sa capacité à gérer l’imprévu. Voici quelques habitudes à adopter :
On a souvent peur de forcer, mais, paradoxalement, c’est en bougeant régulièrement que l’on préserve (voire améliore) son équilibre.
Une étude de l’INSERM de 2022 confirme que des programmes comme Otago ou Steady as You Go (exercices réguliers d’équilibre + renforcement musculaire) réduisent d’environ 40% le risque de chute chez les plus de 70 ans.
Oser solliciter un accompagnement, même ponctuel, c’est s’offrir sécurité et convivialité :
L’accompagnement n’est pas un signe de faiblesse mais une manière moderne et collective de préserver sa liberté de déplacement.
Soutenir sans brusquer est un art, surtout lorsqu’il s’agit de susciter la confiance :
Sortir à pied, malgré l’équilibre fragile, demande parfois de franchir un petit cap. S’entourer des bons repères, d’aides matérielles adaptées et d’un entourage rassurant, permet d’envisager ces sorties autrement : comme des moments de vie, de lien et de plaisir.
Chaque parcours sécurisé, chaque trajet préparé, c’est toute une journée qui change. On ne force pas le destin mais on l’apprivoise, pas à pas, avec plus de sérénité.
Enfin, n’hésitez pas à dialoguer avec votre médecin ou ergothérapeute pour des conseils spécifiques : chaque situation est unique, mais les ressources existent, locales et nationales, pour rendre chaque marche possible… et agréable !
Sources : Santé Publique France, Fédération française de la randonnée pédestre, INSERM, réseaux APA, Siel Bleu, Petits Frères des Pauvres, MSA, CCAS.